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L’éducation populaire

L’éducation populaire est le repère, une construction du politique, le symbole qui approche le mieux la philosophie du grand projet d’éducation qu’il est utile et nécessaire de mettre en œuvre.

Repère historique d’une période ou l’émancipation des habitants de notre pays a été posée et expérimentée en combinant une approche globale combinant éducation scolaire, santé, sport, art et culture. C’est une idée d’essence marxiste certes, on peut penser à une nostalgie dépassée par les nouveaux enjeux français qui sont de construire une France majeure dans une Europe forte et sociale.

Qu’on le nomme autrement ou pas ce qui rendra à l’immense majorité des habitants français et aussi européens, forts et apaisés passe par l’émancipation de chacun. Symbole de générosité, d’élan, de mouvement, de projets à la fois populaires (au sens du plus grand nombre) et exigeants. Combinaison de tous les outils et de toutes les ressources pour s’adresser à une personne afin qu’elle construise elle même ses références et ses outils pour sa qualité personnelle et aussi pour faire société.

Les outils et les ressources sont de 2 types :

Public : les institutions publiques : l’Etat, Les régions, les départements, les collectivités locales et territoriales, les organismes privés ayant missions de service public Privé : Les individus ou les différentes représentations de la société civile : les associations, les entreprises, toutes les initiatives de droit privé.

Privilégier les expérimentations qui questionnent la capacité propre des habitants à s’émanciper, c’est-à-dire être capables de produire les actes qui affranchissent du maximum de dépendance. Construire sa propre liberté et participer à construire et à faire évoluer la liberté de la société dans laquelle on vit. L’art et la science sont “transformateurs”, les habitants lorsqu’ils ne sont pas abrutis par la télé veulent vivre des trucs, être acteurs, faire de l’art, inventer eux aussi, comprendre, apprendre à apprendre !

Les espaces projets de la démocratie culturelle :

Depuis ce qui a des sens et de l’intérêt pour les habitants animer des rencontres pour se connaitre et construire ensemble un truc : Pour certains au début : rénovation de vieux meubles (AF/AP Les Pas perdus Bruays -Bussières, Conception et réalisation, entretiens de jardins ouvriers ou pas… [Voir site AF/AP].

Ce sont des artistes et /ou des chercheurs qui rencontrent les gens et établissent avec eux un premier espace pour co-construire une œuvre géniale ou modeste, peu importe ! Ce préalable de terrain neutre est une condition primordiale !

Postulat : Les sensibilités se valent toutes, les intelligences aussi. Elles ne s’expriment pas de la même façon et dans les mêmes conditions pour tout le monde.

Critères : sans distinction de religion, d’origine, de nationalité, de sexe, de conditions mentale ou physique bref en accès réellement à tous 1. Le temps a des valeurs diverses mais aussitôt que l’échange projette un désir, une envie, une motivation. Il est important de ne pas s’assigner un délai : il s’agit d’un double processus de création : de soi-même et d’un objet artistique ou scientifique. 2. La possibilité d’investir un lieu neutre afin d’y faire empreinte authentique à défaut d’originale ! Afin d’en être un usager-acteur*. 3. Procéder par étapes de création décidées ensemble. 4. Approfondir, affiner, inventer les montages financiers et humains qui allient privé et public. Un privé et un public éthique : - un privé qui n’est pas que les grandes entreprises multinationales, prédatrices et mystérieuses mais réapproprié par les habitants et la société civile. - un public qui n’est pas que l’expression de la tyrannie légale de l’état mais plus largement symbole du bien commun.

De retour de tournée je viens encore de vérifier que le raffinement n’est pas l’apanage d’un groupe social. Il s’agit d’un billet spontané, beaucoup de termes de ce message méritent précisions et surtout développement, à bientôt pour une prochaine rencontre

5. L’idée d’une coopérative de “distribution “des soutiens publics est une fausse bonne idée : quelles que soient leurs représentations les élus doivent assumer leur pouvoir. Ils doivent mettre en œuvre la politique sur laquelle ils se sont engagés.

Je pense qu’il faut surtout que la collégialité et la participation doivent être des méthodes permettent aux pouvoirs publics de s’associer et non d’associer, dès le départ, les populations pour définir les projets qui les concernent pour en assumer à terme la gestion et les résultats. Aujourd’hui les comités “d’experts” servent à masquer les choix de l’administration publique et le désintérêt des élus pour de nombreux pans de l’expression artistique et culturelle ! Je crois qu’il faut surtout qu’aucun champ, qu’il soit territorial ou l’expression des minorités (femmes, jeunes, malades, handicapés, étrangers immigrés, personnes âgés, .. ) ne soit méprisé et qu’une émulation soit produite par les pouvoirs publics pour permettre aux associations, aux porteurs de projets de mettre en route leurs processus.

En revanche la suppression du ministère de la culture au titre - que la culture est fondatrice de l’ensemble du projet politique - que le paradoxe de l’émancipation est la disparition d’un ministère - d’une approche globale ou les vertus émancipatrices de l’art, la culture et de la science sont déclinés dans tous les autres ministères avec un outil de type mission interministérielle auprès du premier ministre et pourquoi pas du président de la république… me parait une piste à creuser. Notamment en l’associant à une pensée d’écologie politique qui implique le territoire à la fois, comme espace à vivre et à entretenir pour les générations futures et comme espace du vivant en général qu’il convient de comprendre et de respecter. Cet espace de décisions, de gouvernement aurait aussi pour tâche de travailler sur la mémoire de ce nouvel espace territorial qu’est l’Europe en commençant par - rétablir les vérités de l’Histoire qui minent et taraudent la mémoire collective autant en France qu’en Europe. - impulser les réconciliations sans lesquelles un espace social et politique commun apaisé n’est pas possible ! Bref un lieu de la décision et de l’action à la fois, réactif et à bonne distance et bonne vitesse, qui interroge le sens en permanence !

Amitiés,

* La maitrise d’usage est une idée conçu par Gabi Farage architecte, plasticien AF/AP (Bordeaux), reprise et par Claude Renard à l’institut des villes, membre d’ (AF/AP Marseille) et faisant état d’un ensemble de pratiques rendant compte d’expériences en France en Europe et à l’étranger