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11 janvier 2015, et après ?Articles

Compte rendu du débat les acteurs de la culture face aux tensions internationales : vers une autre diplomatie ?

Rôle et influence des acteurs de la culture face aux tensions internationales, vers une autre diplomatie ?

Le débat est modéré par Greg Germain.

Hélène Pichon (CEPS) :

Comprendre où sont les blocages, pourquoi les tensions sont si violentes alors que les instruments sont efficaces est un impératif.

Au CEPS, nous avons créé des passerelle, œcuméniques, en plaçant l’homme et la femme au cœur des échanges, une série de clubs :

à Abidjean « Obuntu »,

à Casablanca « Confluences ».

Les acteurs de la culture ont vocation à relevé le défi et solliciter le dialogue là où il n’y en a plus.

El Saphir, à Paris va renouer le dialogue avec les pays du Golfe. Le but est de recréer de l’Humanité, du débat et de la rencontre entre les acteurs de la société civile.

Nous avons aussi créer un prix tremplin qui a pour objectif d’aider l’Afrique à donner à l’Afrique, favoriser l’entraide entre les entrepreneurs africains, de plus ou moins grand essort. L’UNESCO a aidé à porter ce projet.

Anne Tezenas de Montcel, journaliste :

a suivi la préparation de la COP 21 au Quai d’Orsay il y a 2 ans.

Aline Gemayel, présidente de TAMAM théâtre des art du Monde Arabe et de la Méditerranée.

But = idée simple : Elle est française, mais issue d’une autre culture. Là par choix, par besoin et par envie. Et pense qu’elle est en droit de demander de vivre dans le respect de qui elle est en France.

Elle a mis ses mains dans le cambouis pour faire et pas attendre que ça tombe et vienne de l’Etat.

Elle met en place une plateforme pour rencontrer nos acteurs, et rencontrer des cultures ancrées dans le monde arabe, et pas forcément faite par des arabes depuis 5 ans.

Les jeunes cherchent aussi la dignité et les amènent à Avignon, en master class : 5 jeunes du monde arabe et de France dans le but de se connaître pour se rencontrer, vivre ensemble, voir les choses différemment, et permettre l’ouverture d’un canal de discussion.

Jean-Louis Sagot Duvauroux :

Homme de théâtre, il a joué dans des conditions difficiles au Mali : 5 acteurs musulmans maliens dans un quartier où des chrétiens déplacés ont eu peur. L’émotion passée par le théâtre a fait qu’un groupe de personnes a pu éprouver ensemble et se retrouver en communion.


Comment produire des situations pour créer de la communauté humaine ?

ROST : rappeur et président de Banlieues actives :

Il faut être vigilant sur le fait que la culture ne soit pas une arme de colonisation massive : on apporte de la culture, en l’exportant en Afrique, en l’imposant aux autres. La culture est aussi un vecteur de cette « colonisation rampante ». Mais la culture peut être un élément fondamental pour apaiser les tensions, pour contribuer au dialogue, à faire société ensemble.

Toutes les initiatives, quelque soit leur taille, font bouger les choses.

Au proche orient, il y a 2 ans, un essai de travail sur le conflit israelo palestinien, via la pratique artistique et au niveau des peuples a été tenté. Il y a des initiatives pour produire et créer ensemble.

Au Sénégal, quand Wad a voulu se représenter, ce sont les rappeurs qui l’ont fait partir en mobilisant la société.

Ghaleb Bencheikh :

Il est toujours facile de tomber sur ceux qui dirigent la Cité

Il y en a qui ont une haute idée de ce qu’il faut faire car ils font ce que nous ne faisons pas.

D’autres n’ont pas la culture du bien public, ne sont pas des hommes ou femmes d’Etat, pour pouvoir jouir des ors de la république, ils sont près à mettre le pays à feu et à sang.

Hélène Pichon :

Partager sa langue est une chose importante pour ne pas être dans une démarche colonialiste. Hélène s’est heurtée à son administration (alliance française en Irlande) car voulait mettre en place des cours de Gaëlique.

Elle souhaite raconter des alliances inter-européenne afin de partager les cultures et les arts en Europe pour ne plus rester dans cette pensée nationale et nationaliste. Qui dit Culture dit brassage, rencontrer, créer du lien avec l’autre et les autres.

Anne : rebondit sur le climat :

« Conference Of Parties » : 195 pays + l’UE qui négocient sur le climat. 21 ans…

Aucun pays, même très riche ne pourra empêcher les conséquences du réchauffement climatique mondial.

Tout le monde devient acteur de la lutte contre le réchauffement climatique. Il faut atteindre un consensus à 196 ! !

On considère que la sortie du monde du carbone est inéluctable : schisme de réalités, un monde institutionnel qui ne doit pas rester couper de la réalité.

Quand elle a commencé à suivre le sujet, elle a mis un an à comprendre de quoi parlait ce sujet. La complexité est plus difficile à faire comprendre que les positions tranchées.

Aline :

Le temps est important, il faut arrêter de courir pour donner le temps aux jeunes à ceux de la 2ème ou 3ème génération. C’est un luxe que nous devons nous payer pour éviter d’aller dans le mur.

GREG GERMAIN :

Il prône un changement de paradygme.

Hier Avignon, réunion des directeurs de CDN : on a abordé la diversité :

« bientôt ils nous demanderont des quotas de pauvres au niveau des directeurs »

Il évoque le syndrome du soldat de Blatimore.

Est-il possible de faire de l’action culturelle sans faire du colonialisme ?

Chgt de paradygme. Qui va où ? D’où parlons nous ? Qui parle ?

Si nous persistons dans les instituts français, si l’on fait en sorte que Aymé Césair soit dans les « cultures du monde », si on fait croire que Johnny est le + célèbre alors que c’est Kassav à travers le monde ? Alors cela sera toujours du colonialisme.

Mais ça vient… un peu…

Ghaleb Bencheikh :

Selim a dit « pas de diplomate arabe ? Préfet ? Recteur d’académie ? « ce sont des choses qui « s’arrachent ».

En 2015, nous sommes à 0 % de Théâtres nationaux, 0 % orchestre etc… dirigés par des femmes.

Seul personne qui ne sont pas divers : blanc, 50 ans, costard, cravate, cheveux gris et à l’Assemblée nationale…

La République ne promeut pas sa diversité à sa représentation.

Rost :

il ne s’agit pas d’être dans le désarroi. On fait d’abord un diagnostic, puis il faut trouver des solutions.

La culture est un moyen pour contribuer à régler les maux de notre monde mais pas le but pour régler les problèmes.

Jean-Louis Sagot-Duvauroux :

Il y a une bêtise et un aveuglement de la diplomatie française car rien n’est fait, par exemple en 2012 au Mali, pour capitaliser sur la culture.

Hélène Pichon : tout homme qui s’élève élève le monde et c’est l’objet de la culture.

Ghaleb  : Il existe profondément une confusion entre culture et instruction.

Culture c’est à dire sensibilité à l’art et l’héritage des peuples, quel qu’il soit. Ça va partout, et tout le temps. Cette culture là, l’amour du beau et de la culture peut nous faire sortir de nos certitudes.

Quand on casse l’héritage des assyriens, on ne peut s’attendre à quelque chose de bon de la part des casseurs.

11 JANVIER 2015, ET APRÈS ?

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